Johfra Bosschart est un artiste Hollandais à qui l’on doit une série de tableaux représentant les 12 signes du zodiaque. Bien que nos signes soient un sujet de prédilection pour de nombreux artistes, le travail de Johfra se distingue par sa recherche symbolique remarquable. Chaque tableau fourmille ainsi d’éléments issus de diverses traditions ésotériques en analogie avec le signe.

Supern0va vous propose de découvrir chacun de ses tableaux et un décryptage maison !


 Le Scorpion par Johfra

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Le caractère intense et profond du Scorpion est l’occasion pour Johfra de peindre un paysage tourmenté et initiatique !

En effet, le Scorpion est au milieu d’un désert de pierres au relief déchiré où les crocs rocailleux ne semblent pas souhaiter la bienvenue ! Ce décor est le théâtre d’une épreuve : celle de se transformer, de se sublimer. Car voilà bien la signification du Scorpion : alchimiser les âmes, les esprits et les vies. La traversée du désert est un classique des religions et des mythologies où le futur éveillé affronte les épreuves pour devenir encore meilleur. Certes, le désert du Scorpion nécessite de sacrifier son confort, il faut affronter la soif, la chaleur infernale, marcher sur ces cailloux pointus qui déchirent les pieds…mais on va ainsi se débarrasser de ce qui n’a plus lieu d’être. Ce qui ne peut supporter la traversée du désert meurt car c’est périmé, inutile, encombrant…ainsi, quand le Scorpion sort du désert, la place est libre pour que ce qui est bon puisse se développer. La traversée du désert est un moment pénible mais indispensable pour trouver sa véritable essence et qu’y a t-il de plus passionnant ?

C’est pourquoi à l’arrière-plan du tableau nous trouvons le maître yogi méditant dans le désert. Il s’est dépouillé et affronte le désert pour se trouver lui-même.

L’aigle dans le ciel, lui a réussi à s’élever, il peut ainsi voir que le désert n’est pas infini, ce n’est qu’une étape à franchir et plus loin, l’oasis et encore plus loin le paradis, l’attendent.

L’aigle est la forme évoluée du Scorpion. Il est le symbole de l’élévation spirituelle, il reste un rapace, un prédateur qui participe donc à la destruction de ce qui n’a plus lieu d’être. Il a l’œil d’aigle, le regard lucide et sans faille, symbole de l’analyse intuitive du Scorpion, de l’investigation, de la recherche de la vérité…même si elle est dérangeante. L’aigle rappelle aussi le Serpentaire, l’oiseau qui mange les reptiles, symboles ici de la nature négative du Scorpion, rampante, gluante et destructrice. Il peut aussi rappeler le Phénix, l’oiseau qui se sacrifie dans le feu pour renaître.

Bien évidemment, tout ce processus se fait avec le concours d’astres guerriers : Pluton, dieu des Enfers est le maître du Scorpion. Mais quand Johfra peignait ses tableaux, Pluton était encore mal connu, il s’est contenté de garder Mars, ancien maître du signe. Ainsi, on trouve les sceaux planétaires de Mars dans les cartouches du cadre. Celui-ci est d’ailleurs un entredéchirement de pointes, de crocs d’un rouge organique, l’une des couleurs du Scorpion.

Mars est aussi représenté par sa forme biblique, celle de Saint Georges, celui qui a triomphé du Dragon. Le Saint représente ici le courage de lutter contre le mal symbolisé par le dragon. Ainsi en Scorpion nous sommes confrontés à nos pulsions de destruction, d’exclusion, de rage…que nous croyions enfouies en Vierge et en Balance. Mais le signe nous rappelle qu’il est nécessaire de les comprendre, de les conscientiser et donc de les affronter pour vraiment être civilisé…car les pulsions refoulées se transforment dans l’inconscient en dragon…Et nous avec !

Si le reptile est souvent associé au mal, notamment dans les traditions monothéistes, il est surtout le symbole de la connaissance et de la sagesse primordiale. Ici, le Serpent des ténèbres rampe dans le cadre avec un crâne dans la bouche. Le Scorpion est le signe du rapport avec la mort, mais le serpent, comme le Phénix est symbole de résurrection et de transformation avec sa peau qui mue et le laisse toujours beau.

On retrouve cette même allégorie du cycle vie/mort/renaissance avec l’enfant qui tient un crâne et les coupes pleines et vides en bas du tableau.

Parlons enfin du Scorpion en lui-même, symbole du signe et peint en rouge de Mars. Il tient entre ses pinces le pentaèdre avec le glyphe du signe. Dans la tradition Kabbalistique, Mars est associé avec la cinquième séphiroth Guébourah qui signifie force.

L’animal Scorpion rappelle les forces primitives et obscures que nous sommes appelés à maîtriser et comprendre dans le signe. C’est un animal venimeux qui effraye car le travail dans ce signe nécessite beaucoup de courage pour affronter son ombre. Mais quelle victoire non pas de terrasser le dragon mais de l’apprivoiser et de savoir utiliser sa puissance avec bienveillance !


N’hésitez pas à découvrir le travail de Johfra en visitant ces liens !

http://www.johfra.nl/index.php?lang=EN&menu=02&sub=09

http://www.johfra.nl/?lang=EN&menu=01

http://www.vopus.org/fr/galerie-dimages/galerie-de-images-johfra-bosschart/galerie-de-images-johfra-bosschart.html

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