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Steve Jobs, mondialement connu pour être le co-fondateur de la marque Apple et pour avoir révolutionné différents secteurs de l’industrie (informatique, musicale, téléphonie,… ) est très souvent qualifié de pur visionnaire et de génie. Aujourd’hui, notre petite planète bleu est envahie de produits sous l’estampille Steve Jobs et sont considérés comme culte par plusieurs générations. Sans aucun doute, il a participé à « changer le monde » dans nos quotidiens en créant un véritable empire technologique.

Dans cette étude, nous allons nous donner pour objectif de retracer son parcours jusqu’à son décès récent, ainsi qu’analyser les différentes facettes caractérielles du personnage Jobs, sous l’angle astrologique. Cela nous permettra, entre autres, de comprendre qu’une conjonction de planètes dominante est à considérer à part entière dans un thème natal.

 

Bienvenue dans l’univers Jupitéro-uranien de Jobs…

 

Ciel de naissance de Steve Jobs :

 

Thème astral

Dégageons les dominantes de son ciel de naissance, histoire d’y voir un peu plus clair :

  • La première dominante est la conjonction JupiterUranus qui se trouve être culminante, à la pointe de la cuspide en maison XI (en analogie avec Uranus donc en domicile sectoriel) et quasi maitre d’amas sectoriel (maison XI).

  • Cérès est dominante car Maitre d’Ascendant (Vierge) conjointe au Nœud Nord.

  • Mars dominant, étant en domicile dans son signe (Bélier) et Maitre de la Lune en Bélier.

Sans entrer dans les détails pour le moment, ces éléments astrologiques nous donnent déjà quelques indications sommaires et traits caractéristiques :

  • une personne ayant des ambitions « démesurées » au sein de la société (JupiterUranus);

  • exigeant et perfectionniste (Cérès);

  • et homme d’action prêt à aller de l’avant et n’ayant pas peur de prendre des risques (Mars).

Notons aussi un fait important dans le thème natal de Steve Jobs :

  • un aspect composé se dénommant le Grand Carré (en étant large au niveau des orbes). Bon, c’est sûr, dit comme ça, ça peut faire peur ou trop solennel, mais en réalité c’est un aspect composé particulièrement dynamique et moteur, même s’il comporte en soi des difficultés et des tensions. En effet, avec une voiture puissante, nous pouvons conquérir les premières marches du podium ou nous encastrer dans le premier poteau venu ! Il est donc bien question de maitrise, et en l’occurrence, dans le cas présent, d’équilibre d’une forte configuration astrale.

Détaillons un peu ce fameux aspect composé :

  • Il est constitué de JupiterUranus (1er dominante) au double carré de Mars (dominant) et de Neptune (ces deux-là étant en opposition), et en opposition de Vénus (elle-même étant au double carré de Mars et de Neptune). Cet ensemble se trouve en signe cardinal.

Ces éléments le montrent, nous sommes bien en présence d’une personne ayant une volonté extrêmement puissante de faire face à l’adversité, et d’affronter coûte que coûte tous les obstacles se présentant sur son chemin. Steve Jobs est un meneur d’hommes et un leader, porté par une vision de l’avenir, et ayant tout fait pour que ses projections se réalisent malgré les défis. Mais le Grand Carré de Steve Jobs peut aussi signifier une certaine folie des grandeurs qu’il chercha à imposer à tout prix. D’une certaine manière, ce serait un euphémisme de dire que c’est un peu ce qu’il s’est passé durant sa vie.

 

 

Rappel du contexte informatique des années 70-80 :

 Dans les années 70, l’industrie informatique est constituée essentiellement de très gros ordinateurs occupant une place pharaonique dans des salles immenses, et tout ceci dans le but de faire tourner des Tetris aux heures perdues de certains scientifiques ! Ce marché est exclusivement consacré aux grandes entreprises (malgré tout, ils ont bossés dur), et à cette époque nous sommes plus proches des grosses boites cubiques assez laides que de nos PC miniaturisés et discrets d’aujourd’hui. Imaginez même qu’à ce moment-là, point de souris et d’interfaces graphiques colorées !

Et c’est justement dans les années fin 70 – début 80 que débarque l’ordinateur personnel (beaucoup plus petit !) destiné à un usage semi-professionnel et domestique. Une véritable révolution où nous trouvons notre ami Steve Jobs, embarqué dans cette aventure.

 

 

L’adoption et la « famille »

 Steve Jobs, né le 24 février 1955 à 19h15 ( San Francisco EU ), fut adopté peu après sa naissance par Paul Jobs et Clara Hakobyan Jobs vivant à Mountain View en Californie.

La question astrologique que nous pouvons nous poser dès à présent est la suivante : est-il possible de « détecter » l’adoption dans un ciel de naissance ? Dans le cas particulier de Steve Jobs, la réponse est :  » oui « ! Son thème natal est même remarquable dans le sens où nous y retrouvons un nombre considérable de facteurs astrologiques concernant ce point. Mais comme toujours en astrologie, c’est grâce à un ensemble de facteurs que nous pouvons dégager une confirmation ou une certitude sur un sujet précis.

Nous savons que tout ce qui est lié à l’adoption est en rapport avec le monde de l’enfance, de la famille et du sentiment d’appartenance à « une Origine » (la fameuse question « d’où je viens ? »). En astrologie, tout ce qui a trait à ces questions sont en correspondance avec les énergies Cancériennes et la fonction Lunaire (ainsi que de la Maison IV, et d’une certaine manière, le Nœud Sud). La Lune et le Cancer symbolisent aussi le monde maternel et donc particulièrement la mère, ainsi que tout ce qui comporte une dimension « biologique » et « organique ». A l’évidence, l’abandon du petit Steve par sa mère biologique (mais poussé par le père), et par suite la recherche d’une famille adoptive, sont bien en relation avec ces facteurs astrologiques (CancerLuneMaison IVNS).

       Mais qu’en est-il de tous ces éléments dans le thème natal de Steve Jobs ? Tout d’abord, sa Lune est en Bélier ( littéralement conflit avec la mère) et au carré de son Noeud Sud en Cancer, ce qui reflète la potentialité d’une tension et d’une rupture avec son passé et ses racines condensés dans l’image maternelle. Ensuite nous avons une Cérès dominante (avec une connotation largement reliée, elle aussi, à la mère) en Capricorne et en maison IV, symbolisant l’autorité parentale distante et inaccessible, au carré de cette même LuneBélier, ce qui vient renforcer la possibilité d’un « rejet de l’enfant ». Pour finir, nous ne pouvons oublier que la 1ère dominante du thème, JupiterUranus, se trouve en Cancer, et en double opposition à Vénus en CapricorneMaison IV, confirmant que le cercle familial est « sous haute tension ».

 Par conséquent, ces facteurs astrologiques (amplifié par d’autres aspects plus mineurs) nous indiquent l’éventualité d’une enfance en rapport difficile vis-à-vis des liens familiaux. Dès la petite enfance (Lune et Cancer), pour Steve Jobs, cela s’est manifesté par une coupure avec sa lignée familiale biologique (Nœud Sud en Cancer).

Toutefois, nous pouvons nous demander comment Steve Jobs avait-il pu ressentir cet abandon forcé de ses parents biologiques ? Nous pouvons supposer, au regard de ce qui vient d’être exposé, des problèmes émotionnels à la gestion de questions en rapport avec ses géniteurs. Et effectivement, un tel contexte a laissé des traces et des cicatrices dans la personnalité de Jobs, tel qu’analysé par un de ses anciens collègues d’Apple : « Son besoin d’avoir la maîtrise totale dans tout ce qu’il entreprend vient de cette blessure (l’abandon de ses parents). Il veut désormais contrôler son environnement ». C’est une belle confirmation d’une Cérès dominante en Capricorne (contrôle obsessionnel, maitrise absolue,…) et en Maison IV (environnement) au carré de sa Lune (blessure émotionnelle ancrée au fond de lui).

Mais prenons encore l’exemple que nous fournit un autre ami de Jobs : « Steve m’a souvent parlé de cette souffrance de l’abandon. C’est ça qui le rendait si indépendant ». Bien sûr, nous y voyons là l’effet de sa Lune en Bélier, comme si il se servait de cette souffrance pour aller de l’avant de façon autonome (largement amplifié par son Mars dominant et JupiterUranus culminant). Pour terminer notre série d’exemples, laissons place aux propres mots de Jobs : « Savoir que j’ai été adopté m’a peut-être rendu plus indépendant, mais je ne me suis jamais senti abandonné – juste différent (JupiterUranusCancer). Ce sont mes parents qui m’ont donné cette force. Ce sont eux qui m’ont convaincu que j’étais quelqu’un de spécial (de CérèsVénusCapricorneIV en passant par la LuneBélier, toute la configuration du grand carré se retrouve en action).» À travers ces paroles, nous constatons malgré tout, qu’émotionnellement et affectivement, il avait réussi à surpasser cette problématique en ayant beaucoup de recul à ce sujet. Bel exemple d’une Vénus (affectivité) en Capricorne (résistance et distance) au sextile de son Maitre Saturne (en analogie avec le Capricorne). Cependant, ses parents adoptifs qui sont pour lui « ses vrais parents à 1000 pour cent », l’ont bien aidé à avoir cette lucidité. D’ailleurs, il résume froidement mais avec honnêteté (Capricorne et Cérès) la relation avec ses parents biologiques : « Ils ont été ma banque de sperme et d’ovules -cela n’a rien de méchant ; c’est juste la vérité : des donateurs de gamètes, c’est tout ce qu’ils sont – rien de plus. »

 Toutefois, ne nous y trompons guère, les marques psychologiques de cette expérience difficile ont bien été présentes, malgré les propos rapportés par Jobs lui-même. La preuve en est qu’à ses 23 ans, il niera et abandonnera pendant plusieurs années sa fille Lisa, qu’il eut avec sa petite amie de l’époque, Chrisann Brenan. A ce propos, une amie proche de Jobs et de Brenan évoquera : « La clé du mystère, c’est le fait d’avoir été abandonné à la naissance. Cette déchirure a laissé une marque indélébile, c’est là tout le problème. » Inconsciemment, il avait donc reproduit le même schéma que ses parents biologiques à son égard lors de son enfance et le « pattern » inhérent à son thème de naissance. D’une certaine façon, dans un premier temps, Steve Jobs avait dû « subir » son thème de naissance, puis dans un second temps, il s’en est « servi » (de tous les facteurs astrologiques exposés plus haut) pour extérioriser ce à quoi il n’avait pu lui-même échapper.

 Cependant, en ce qui concerne cette adoption, nous pouvons légitimement nous demander s’il n’y a pas une leçon ou un sens plus large, que nous révélerai le thème natal de Steve Jobs. Car, vous l’aurez peut-être déjà remarqué, mais deux choses sont passés à la « trappe » : la Lune Noire et le Nœud Nord, deux facteurs astrologiques dits  » karmique « . Et nous pourrions même ajouter un troisième élément astral : le quinconce que fait la LN à la Lune. Mais quelle en est la signification, me direz-vous ? Ouvrons nos esprits et interprétons cela sous l’angle karmique.

Dans cette optique, nous pouvons supposer que dans les vies passées de Steve Jobs, il y eut une mauvaise utilisation ou une intégration déséquilibrée de la fonction lunaire (Lune carré NSCancer, LN quinconce Lune). En d’autres termes, les qualités « maternelles », de douceur, de tendresse,…, n’ont pas été forcément employées à bon escient. De même, les notions de  » famille  » ont pu être complètement absentes de son passé antérieur. Il peut en être déduit que l’abandon parental qu’a « subi » Steve Jobs était le « résultat » accumulé de son karma et que la relation difficile avec ses parents biologiques y trouvait ses racines. D’une certaine manière, très tôt, le « destin » l’a mis devant l’obligation de « payer » sa dette.

 D’ailleurs, quelques années plus tard, il sera de nouveau confronté à son karma qu’il n’a pas allégé tout de suite. En effet, à 23 ans, il reniera sa première fille Lisa, exactement au même âge où sa mère l’avait laissé à l’époque. Chez Steve Jobs, il y avait donc la présence de cette peur de faire face (Lune noire) à ses devoirs familiaux (Lune) qui ressurgissait comme une vielle habitude enfouie inconsciemment dans son passé récent et lointain (quinconce Lune, Lune carré NSCancer).

Très logiquement, une grande partie de la solution à cette problématique se trouvait dans le Nœud Nord. Celui-ci se trouvant en Maison IVCapricorne et conjoint à Cérès. La « clef » était là : il se devait, magie de l’incarnation et de la juste destinée, de développer des responsabilités familiales solides et être au service de ses proches tout en leur apportant des bases et des repères fondateurs et fondamentaux. Il lui fallait devenir ce parent irréprochable et exemplaire, humble et honnête, sur lequel les enfants allaient pouvoir se reposer, tel le « pilier » inébranlable de la famille, et non fuir aux propositions de son Dharma.

     En partie, nous pouvons constater que Steve Jobs a résolu ses blocages en assumant plus tard sa première fille (après l’avoir abandonné) et en ayant eu 3 enfants avec sa deuxième femme. Et dans une perspective plus large, nous pouvons étendre la notion de famille à celle d’une « company ». Un projet d’envergure tenait particulièrement Jobs à cœur, qui consistait justement à fonder sa propre entreprise. Un pari complètement réussi vu le bâtisseur d’empire magistral qu’il a été. En retour, c’est ce qui lui a permis de réaliser une « portion » de son Nœud Nord en CapricorneIV. En revanche, si sa tâche ou son « dharma » ne fut pas si simple à gérer, il avait su trouver l’aide et le soutien de sa première dominante Jupitero-Uranienne en Cancer. Steve Jobs a bel et bien réussi à donner de l’ampleur et de l’expansion à sa petite entreprise (née dans un garage et communautaire à ses débuts) pour la faire croitre à un niveau gigantesque et planétaire. Il a géré sa société comme une figure paternelle, en prenant soin de « nourrir » (de par ses idées innovantes) et de consolider les positions de sa « méga-corporation ». Effectivement, on parle bien de  » communauté Apple « ! C’est de façon qu’il a réussi à élargir et à étendre sa « famille » au maximum de ses possibilités, au point même qu’Apple en est presque devenue une « institution » sacrée et tentaculaire. A ce propos, certains iront jusqu’à dire que notre PDG redoutable se comportait comme une Mère envahissante telle la Pieuvre Géante, que ce soit envers sa propre entreprise, à l’encontre de ses décideurs hauts placés ou au sein de notre monde en tant que multinationale « gonflante» jusqu’à en devenir omniprésente et monopolisante dans tous les secteurs qu’elle touche.(JupiterUranusCancer)

 En l’occurrence, Steve Jobs était davantage attaché à sa vie socio-professionnelle qu’autre chose (repli sur le NSX). Mais, malgré tout, vers la fin de sa vie, il se préoccupait de sa vie familiale avec attention. Par conséquent, l’axe des Nœuds en Maisons IVX gagna par la suite en fluidité.

 Par ailleurs, même s’il avait bien réussi à cristalliser et concrétiser les objectifs ambitieux de ses désirs d’accroissements au travers de ses entreprises, il est par contre dommageable que certaines qualités Cérèsiennes (conjointe au Nœud Nord) soient restées quelques peu en retrait, comme le montre la suppression de toutes les aides humanitaires que la compagnie a effectuée lorsqu’il n’était plus en poste. Dans le même ordre idée, il n’était pas réputé pour être très tendre avec ses employés. L’humilité, le service envers autrui, la modestie et la modération ne sont pas des traits qui caractérisait Steve Jobs, bien au contraire. En cela, il n’avait pas totalement « purifier » son karma.

         Pour conclure, le petit Steve adopté était devenu le patron d’une des plus grosses entreprises du monde. Mais il était aussi devenu un dirigeant dominateur voulant tout contrôler et sans demi-mesure, et occultant le bon développement de sa Cérès (NN) au profit d’un JupiterUranus (NS dans le même signe que cette conjonction) imposant. L’ironie du sort étant qu’aujourd’hui, c’est son entreprise qui se retrouve définitivement orpheline de son créateur. A moins que l’aura du fondateur Jobs plane et imprègne à jamais toute la Silicon Valley, là où est née la marque à La Pomme.

 

 

Enfance dans la Vallée du Silicium ( Silicon Valley )

En soi, la Silicon Valley est un lieu symbolisant à merveille l’univers Uranien. C’est le berceau même où s’est produit l’éclosion de la haute technologie et de l’électronique, en passant par les radios-émetteurs ou encore l’informatique. Nous pouvons affirmer avec certitude que c’est l’endroit où la plus grande effervescence ait jamais eu lieu dans ces secteurs émergents. Les voisins de paliers sont quasiment tous des ingénieurs ; les génies en puissance s’y bousculent des quatre coins de la Terre tel des fans hystériques ; les idées innovantes y fleurissent comme les PVs à Paris,… Nous sommes bel et bien en présence du fleuron de la technologie de pointe, à tel point que nous aurions pu nommer cette Vallée :  » Uranus City  » !

      C’est dans cette ambiance, où l’on « cultive » davantage les microprocesseurs qu’un bon vieux jardin, et où la langue maternelle est l’équation savante, que notre jeune Steve baigna durant un certain temps. D’ailleurs, en parlant de formule, nous devinons aisément que le Jupitéro-Uranien Jobs + un milieu Uranien + amplification par Mercure (maitre de X) en Verseau (analogie avec Uranus) = une passion pour l’électronique et l’informatique qui ne le quitteront plus jamais. D’autant plus qu’avec une Cérès dominante, il y avait cet intérêt pour le « petit » et donc la « miniaturisation », ce que représentait bien l’objectif de l’électronique et plus tard de la micro-informatique. Et on ne peut pas reprocher à Steve Jobs de ne pas avoir contribuer à cet effort de miniaturisation d’appareils technologiques en tout genre !

 Malgré la condition plus modeste de ses parents (CérèsIV) par rapport à la plupart des personnes vivant à  » VerseauLand « , son père lui communiqua le goût du design et de l’électronique par l’intermédiaire de sa profession de mécanicien automobile. Par contre, pour ce qui était de mettre les mains dans le cambouis, rien n’y faisait, Steve Jobs préférait s’intéresser aux puces et aux circuits faisant « bip bip »! Par ailleurs, ce qui est étonnant dans le thème de Jobs est ce Saturne, représentant le père, au carré de MercureVerseau, faisant écho à la mécanique auto et l’électronique. C’est comme si ce carré avait établi une liaison entre le métier du père et les intérêts de son fils. Néanmoins, même si cet échange fut moteur (carré), Jobs se mit à suivre des voies beaucoup plus novatrices et stimulantes pour ses « neurones », ce qu’offrait l’électronique de cette époque (JupiterUranus dominant, MercureVerseau). Toutefois, pour Steve Jobs, son père fut un véritable initiateur concernant le travail effectué impeccablement (Cérès). Tout comme le goût des belles courbures de certaines carrosseries fut aussi une véritable source d’inspiration pour les futurs produits conçus par Jobs : tous ces objets au design accrocheur venait tout droit de la passion de Paul Jobs !

D’ailleurs, c’est aussi par le biais de son père que Steve Jobs comprit qu’il était plus vif d’esprit (JupiterUranus dominant, MercureVerseau) que lui. Le carré, cité plus haut, avait fait office de déclencheur car la prise de conscience d’être plus « intelligent » que son père (Mercure carré Saturne) fut un événement majeur pour le petit Jobs. La confirmation de ce fait survint quelque temps plus tard, quand il sut qu’il avait un QI plus élevé que ses parents et de la moyenne des autres enfants. C’est à partir de ce moment-là qu’ : « Ils (ses parents) se sont sentis investis d’une nouvelle responsabilité. Ils n’arrêtaient pas de me « nourrir » intellectuellement, et n’avaient de cesse que de me trouver les meilleures écoles possibles. Ils voulaient devancer tous mes besoins. » racontait Steve. JupiterUranus en Cancer en double opposition de VénusIVCapricorne illustre parfaitement le soutien familial dans «l’alimentation» de la croissance et l’expansion du « mental supérieur ». Par contre, cette précocité intellectuelle est apportée par la touche Cérèsienne (dominante) de son thème de naissance. Mais ne faisons pas de conclusions top hâtives, encore une fois je précise que c’est l’ensemble de la configuration décrite (JupiterUranusCancer, MercureVerseau,…) qui nous apporte ces conclusions.

 Mais comme beaucoup d’enfants précoces à cet âge là, Jobs junior était un bambin du genre casse-cou, et toujours prêt à faire les quatre cents coups avec ses petits copains. L’ennui scolaire, engendrant tout naturellement le chahut pour occupation principale, le fit plusieurs fois exclure de l’école. Comme vous l’aurez surement remarqué, il est fait mention ici de la dominante martienne de Steve Jobs. La signature Martienne indique l’enfant n’ayant pas froid aux yeux, et montre cette facilité déconcertante pour se retrouver confronter à toutes sortes de conflits ou encore à foncer tête baissée hors des sentiers balisés par l’institution éducative. En deux mots, nous retrouvons là : l’agitation et la turbulence martienne faisant monter d’un cran l’adrénaline recherchée. Ce Mars est d’ailleurs en carré à la première dominante Jupitero-Uranienne et cette conjonction joue largement ce rôle d’amplificateur puissance 10 sur ce Mars brûlant. Et ce trait de caractère de Steve Jobs s’imprimera pour tout le reste de sa vie. Impétueux et impulsif, il se comporta très souvent comme un courant alternatif à haute tension ! Pendant son enfance, notons que par manque de stimulation intellectuelle adéquate au « niveau » de Jobs (MercureVerseau, Cérès), celui-ci le compensera en extériorisant toute son énergie dans des actes irréfléchis et parfois dangereux (Mars, Cèrés carré LuneBélier). La solution pour ses parents et pour le corps enseignant fût alors de lui faire sauter deux classes. Un sacré bond en avant plaisant pour notre jeune Martien : enfin cela allait de l’avant ! Enfin, on accompagnait cet élan et ce dynamisme mental ! Steve Jobs évoquait ainsi une de ses professeurs l’orientant vers ce chemin : « Si elle n’avait pas été là, j’aurais fini en prison ».

 

 

Juste différent

L’autre trait caractéristique majeur dont avait pris conscience Steve Jobs lors de son enfance était cette notion de  » la différence « . Le fait d’avoir compris qu’il était plus « intelligent » que la moyenne et le fait de savoir qu’il avait été adopté lui donnait le sentiment d’être à part, d’être différent et étranger au regard de sa famille comme celui du monde extérieur. Sachant cela, ses parents le traitaient comme un être à part, ce qui renforçait Steve Jobs dans la certitude d’être une personne totalement atypique. Son biographe, Walter Isaacson, conclut par ceci : « C’est ce qui a forgé toute sa personnalité ».

Le moment est donc bien choisi pour commenter une des multiples facettes de la conjonction Jupiter-Uranus. Avec notre imposant Jupiter, il est bien question d’une symbolique d’amplification, d’expansion et d’accroissement sans limites. Pour Uranus, nous sommes en résonance analogique avec les questions d’individualités (voire d’individuations) donc des différences : de ce qui est hors du commun, de ce qui fait notre spécificité particulière par rapport à des bases semblables, ce qui fait notre originalité,… Par conséquent, cette conjonction planétaire nous indique ce sentiment exacerbé de ne pas être comme les autres, d’être unique et tout à fait spécial. D’ailleurs le slogan d’Apple n’était-il pas « think different » (penser différemment). Dans ce slogan, nous retrouvons toute la cristallisation de JupiterUranus (ainsi que MercureVerseau). Dans tous les domaines, Steve Jobs avait la volonté que tout soit absolument différent de ce que pouvait faire les autres.

 Mais en toute chose, il y a polarité, et qui dit dualité dit revers de médaille. Dans notre cas, il pouvait y avoir un excès (Jupiter) de démarcation par rapport à la « masse » et la proclamation à tout prix de sa personnalité singulière (Uranus). Se faisant, ce sentiment d’être tout à fait unique et irremplaçable, avait fait naitre chez Steve Jobs la conviction profonde d’être « supérieur » parce que spécial et au-delà de la pensée commune visible chez « monsieur-tout-le-monde ». Par conséquent, il avait la sensation d’appartenir à une élite se situant au-dessus de tous ces « moutons indifférenciés avançant dans la même direction ». Et le pas pour se sentir l’élu, le messie ou encore la divinité qui rassemble ces « masses informes » autour de sa grande personne extra-ordinaire n’est vraiment pas loin. En résumé, cette inflation de la différence et ce sentiment d’être unique au monde l’amenait à se prendre pour Dieu lui-même. D’ailleurs, « Pour Steve, seules quelques personnes par siècle naissent avec quelque chose en plus que les autres, des gens comme Einstein, Gandhi. Et Steve se compte dans le lot », raconte Andy Hertzfeld, programmeur. « Une fois il m’a même dit, très sérieusement, qu’il se considérait comme ‘un être élu et éclairé’ », poursuit-il. De la même manière, pour Steve Jobs, il y avait « les héros » et « les demeurés », « les dieux et les crétins ». Le travail de ses développeurs était respectivement « du génie à l’état pur » soit « de la merde en barre ». Et ceux qui étaient classés par Jobs dans la catégorie des « nuls » ne seront jamais reconnus à leur juste valeur et ne sortiront jamais de leur « caste ». J’appellerais cela le  » syndrome de Néo  » (informatique, singularité, révolution, élu,…). Et ce n’est pas Steve Jobs enfilant ce déguisement de  » Jésus  » d’Hallowen 79 qui me fera mentir !

       Toutefois, cette vision très sélective (amplifié par Cérès) des choses et des gens, l’amenait à penser que lui le Chef, le Roi et son équipe Mac, était « un corps d’élite investi d’une mission sacrée ». Mars (le conquérant) opposé à Neptune (le fanatique religieux) est l’aspect, interprété métaphoriquement, des Croisées des Temps Anciens. De plus, cet aspect faisant partie du Grand Carré avec JupiterUranus ne fait pas de doute quand à l’influence de celui-ci. Il n’est donc pas tellement surprenant que le Grand Jobs se croyait réellement au-dessus des lois et se pensait au-dessus de tout le monde (avec JupiterUranus en chef d’orchestre) ! En tout état de cause, Mars serait celui qui dirait « je suis le plus fort », l’opposition à Neptune et le carré de Vénus indiquerait « l’illusionné qui prendrait ses rêves pour la réalité », et la « reliance » par le dominant JupiterUranus entonnerait « je ne suis pas comme vous, je peux tout me permettre ». Et pour finir, Cérès appliquerai cette maxime : «  l’objectif est le contrôle absolu ».

 Évidement, Steve Jobs était incapable de partager son pouvoir comme le montre l’exemple suivant. Lors de la numérotation des badges au sein d’Apple, il écopa du numéro 2, ce qui le fit entrer dans une colère noire et en pleura même de rage. Il proposa alors d’avoir le numéro 0 en dépit d’avoir le numéro 1, et la direction dût céder … Cela nous renvoie directement à l’image d’un Zeus (Jupiter) et d’un Ouranos (Uranus) sévère (CérèsCapricorne) maniant la foudre et guerroyant (Mars) pour maintenir et accroitre l’influence de son Trône Tout-puissant. Mais le fait de croire qu’il était une sorte de Messie qui allait changer et révolutionner le monde n’était pas qu’une utopie illusoire car l’avenir lui donnera raison.

 

 

Piraterie et « Liberté Contrôlée »

Rebellion

Pendant l’adolescence, le jeune Steve n’était pas prêt à entrer dans le moule :« Je n’aimais pas cette nouvelle autorité, aveugle et scolaire ». Les amis de son âge l’intéressait peu, par contre il se sentait parfaitement à l’aise avec les personnes plus âgées que lui, et particulièrement ceux qui baignaient dans le mouvement contestataire. Plus tard, Steve ne cachera même plus son aversion à l’égard de toute forme d’autorité et affirmera de plus en plus son attitude de rebelle. La conjonction Jupitéro-Uranienne (amplifié par son carré à Mars) nous évoque bien l’idée de rébellion, de révolution et de contestation en réaction à des systèmes et des institutions bien-pensantes parfaitement intégrés à l’ordre social. Cette dialectique entre un conformisme étouffant et un anarchisme purement libertaire est particulièrement présente dans la pensée du Jupitero-Uranien. Dans le cas de Steve, nous constatons que le carré à son Mars dominant faisait son effet : confrontations et défis contre l’ordre établi de par sa fougue et ses idées révolutionnaires. La « Matrice » est l’ennemi ! Nous penchons alors davantage du côté Uranien.

Mais illustrons ceci par quelques exemples concrets. Lors d’un séminaire, Steve Jobs édicta deux consignes dont la première était de :« Refuser tout compromis », et la deuxième :« Mieux vaut être pirate que de rejoindre la Marine ». Il voulait insuffler cet esprit rebelle à son équipe avec pour message: « Soyons des renégats, agissons vite et faisons main basse ». Un idéal de Piraterie porté jusqu’au bout par le Capitaine Jobs qui aimait que les membres de son équipage fassent fi de ses propres instructions puisque cela prouvait leur fidélité au refus de l’autorité. Toutefois, l’exemple parfait fut cette publicité de 1984 qui posait le Macintosh comme « le héros de cette croisade pour la liberté – une petite société, jeune et rebelle se lançant avec héroïsme contre les méchantes multinationales qui voulaient diriger le monde et contrôler les esprits ». Le même Walter Isaacson résume ainsi : « Jobs se voyait et s’était toujours vu comme un contestataire, un rebelle partant en croisade contre l’empire du mal, un chevalier Jedi, un samouraï bouddhiste combattant les forces obscures ». Et oui ! Pendant très longtemps, au-dessus du bâtiment de son équipe flottait le drapeau Noir… Nous pourrions même ajouter, qu’au-delà de ses violentes rébellions au sein même d’Apple, Steve Jobs vivait aussi de petites rébellions quotidiennes : ne pas mettre de plaque d’immatriculation sur sa voiture, se garer sur les places réservées aux handicapées, etc. « Jobs vécu toute sa vie comme s’il n’était pas soumis aux mêmes règles que les autres, ni à la même réalité », conclut son biographe, Walter Isaacson.

Dans un second temps, c’est CérèsCapricorne dominante qui aura droit au chapitre (faisant pencher cette fois-ci la balance du coté Jupitérien). Une fois  » reconnu  » et la « percée » effectuée dans le sens voulu, il y a intégration ou récupération par le modèle critiqué. La pensée libre et géniale s’insère dans la « Matrice », se rigidifie et se fixe à des « codes » et des règles sociétales, quitte à en faire  » La  » nouvelle norme imposant ce renouvellement obligatoire. Car si Steve Jobs abhorrait l’autorité, il voulait aussi avoir le contrôle absolu sur tout. L’ensemble de ses produits technologiques (dont le Macintosh) étaient tous des systèmes fermés et ultra-protégés, c’est-à-dire des machines d’un Big Brother décrié, et non d’un rebelle avide de liberté. Le Capitaine Jobs violait son propre code de la Piraterie. Ainsi, nous voyons à l’œuvre l’influx de rébellion (UranusMars) se cristalliser en Dogme par excès de contrôle (CérèsJupiter). Comme le soumettait Jobs lui-même : « j’offre aux consommateurs une « liberté contrôlée » ». Une sorte « d’anarchisme » apparent et affiché, mais surveillé et verrouillé dans ses moindres détails quand les regards se détournent.

Les deux processus décrits ci-dessus se déroulait simultanément et non pas forcément l’un après l’autre.

Mais approchons davantage ces mécanismes par l’excellent exemple qu’était Steve Jobs au travers de sa société Apple. Tout d’abord, il partit à la conquête de marchés monopolisés par les grandes entreprises tel que IBM à l’époque (JupiterUranus carré Mars). Par la suite, de par son caractère bouillonnant, il dût démissionner de sa propre société. Mais Apple, n’arrivant toujours pas à rivaliser face à ses concurrents, changea de position à l’égard de Steve Jobs pour lui demander de diriger et renouveler l’entreprise (JupiterUranus). D’ailleurs, c’est lors d’une conférence, qu’il indiquera comment son entreprise allait s’en sortir : en ne partant plus en guerre sur le terrain de ses adversaires mais en proposant des produits différents de ses concurrents. Il ne se battra plus contre eux mais il construira autre chose en étant original et innovant sur d’autres secteurs. C’est une phase où JupiterUranus au carré de Mars se « transcende » complètement. Il s’ensuivit une campagne promotionnelle cultivant cette conception qu’Apple est à destination des marginaux, de ceux qui veulent autre chose,… (la propagation par les mass-média est typiquement JupiteroUranien). La marque à la Pomme est même devenue identifiable grâce à cette touche spéciale et unique. Le concept marche et prendra de l’ampleur. Le public assimile cette différence particulière, au point qu’Apple systématisera et automatisera ses innovations. Mais à contrario, elle deviendra cette entreprise monopolistique et en conséquence perdra de son souffle et ne proposera plus de produits aussi révolutionnaires qu’auparavant. Et c’est ainsi qu’Apple passera au stade industriel en accord avec les marchés du moment au même titre que les Microsoft et compagnie (CérèsNNCapricorne). Combat, révolution, intégration et systématisation !

Cependant, grâce au renouveau permanent (JupiterUranus, MercureVerseau) qu’apportait malgré tout Jobs, l’entreprise restera novatrice sur de nombreux points. Steve Jobs allia et relia les deux dominantes de son thème : JupiterUranus et Cérès. Aujourd’hui, il était en position d’apporter toute sa différence et ses idées révolutionnaires au sein même d’un système rigide, pour la simple et bonne raison qu’il était complétement intégré à ce même système. Il pouvait alors bouleverser le quotidien de millions de foyer avec des produits technologiques vendus comme indispensables (JupiterUranusCancer, CérèsCapricorneIV)., Aujourd’hui, même si Apple fait maintenant partie à part entière de la « Matrice », nous ressentions toujours en Jobs cette fibre révolutionnaire latente au fond de lui (le mot révolutionnaire était souvent en gros plan dans ses conférences) et rendue évidente lors de l’un de ses derniers discours au public : « suivez votre intuition, votre cœur même si cela implique de sortir des sentiers battus,… ». Après tout, Steve Jobs avait toujours poursuivi son Graal, à savoir : créer des machines qui allaient révolutionner le monde de la micro-informatique. Un but qui s’étendra toujours plus à d’autres domaines comme la musique (révolution Ipod et surtout Itunes), la téléphonie tactile (déferlante Iphone), les tablettessmartphones (Ipad), et juste avant sa mort il avait des idées pour réinventer la télévision (ITv). Enfin de compte, tout le monde du multimédia moderne était sous l’emprise de Steve Jobs (JupiterUranus dans toute son étendue et toute sa variété ou encore « l’englobement de la diversité »). Il contrôlait (CérèsCapricorne) enfin l’avenir et le futur des différents empires technologiques (JupiterUranus).

 

 

Geek et Hippie

Pendant son adolescence et les années passées au College Reed, il fut en contact direct avec le mouvement hippie, et en ce sens, il fut véritablement le fruit et l’emblème de cette mouvance mélangeant la contre-culture et les dernières technologies (JupiterUranus). Baba-cool et high-tech à la fois, Steve Jobs était l’incarnation de cette fusion du Power Flower (Vénus) et des puces électroniques (JupiterUranus) ; de la quête de la révélation personnelle (Neptune, Cérès) et de la haute technologie (JupiterUranus). Il méditait (Neptune) le matin, suivait des cours de physique (JupiterUranus) l’après-midi à Stanford, travaillait la nuit chez Atari tout en rêvant de lancer sa propre entreprise (Neptune opposé Mars).

De suite, Steve Jobs fut tenté par cette quête de l’éveil personnel et par l’exploration des différents états de conscience que procurent les substances psychédéliques. Toutes sortes de drogues sont en voguent à ce moment-là comme : le LSD, l’acide, la marijuana et bien d’autres encore. Le but étant par ces moyens d’accéder à des paradis artificiels en tout genre. Jobs en parlait en ces termes élogieux : «  Je suis né à une époque magique. Notre conscience était éveillée par le zen et aussi par le LSD. » Même adulte, il continuait de vanter les vertus des produits psychédéliques : «Prendre du LSD était une expérience profonde ; ce fut l’un des moments les plus importants de ma vie. Le LSD montre l’autre facette des choses. » Il ne cachait donc pas son attrait pour les drogues. En voici un autre exemple : « J’ai goûté [de la marijuana] pour la première fois à quinze ans, et je me suis mis à fumer régulièrement (…) j’étais quasiment tout le temps entre deux joints. On prenait parfois de l’acide… ».

Les initiés aux bases de l’astrologie savent que les addictions liées aux drogues, à l’alcool,… sont nettement des « écarts » Neptuniens, cachant en réalité un désintérêt (subi ou volontaire) pour les contingences matérielles. Mais, je vous vois déjà me rétorquer que Neptune n’apparait nullement dominant dans le thème de Jobs ! C’est exact ! Mais restons attentif car deux facteurs importants entrent en ligne de compte. Tout d’abord, il ne faut pas oublier qu’il était natif des Poissons (SoleilPoissons et en Maison VI : la santé). En soi, ça pourrait suffire comme explication basique mais suivons la piste ouverte par Neptune. Neptune, dans le thème de Steve Jobs, est aussi impliquée dans le Grand Carré décrit plus haut, je vous rappelle qu’il est composé de JupiterUranus culminant et d’un Mars détonnant. Explicitons. Nous avons vu que JupiterUranus (1ere dominante) tenait le rôle d’amplificateur. Cette conjonction au carré de Neptune amplifie donc celle-ci. De l’autre coté JupiterUranus est au carré de Mars (dominant lui aussi). Cela démontre cette tendance largement excessive à prendre des risques inconsidérés et d’entreprendre passionnément, sans aucune pondération, tout ceux à quoi il touchait. Steve Jobs était « entier » et sans retenue avec une grosse tendance à l’exagération pour tout. Enfin, Mars est relié à Neptune par opposition exprimant l’idée qu’il n’avait aucune peur à se lancer dans des folies inconsidérées même si elles étaient complètement illusoires. Typiquement, nous sommes face à une configuration où le décollage vers des sphères inconnues et le désir de vivre en dehors de toute réalité « bassement terrestre » est à l’ordre du jour. Cependant, ce besoin d’évasion et de fuir le « réel » peut se manifester sous de multiples formes. Considérée sur un autre niveau, cette même configuration (le Grand Carré étant donc dominant en lui-même) donne l’élan pour élargir sa compréhension de la vie, et permet d’avoir une vision large des choses ainsi qu’une ouverture d’esprit hors du commun. Cette « mécanique positivée » nous renseigne sur son intérêt pour la spiritualité en général : les différentes philosophies enseignées dans d’autres contrées que la sienne ou encore le besoin d’approfondir des savoirs et des connaissances intégrant l’universalité du Tout.

Le « mouvement » New Age (initié par certains théosophes ainsi que d’autres mouvances spirituelles dont la vague hippie est une composante) est aussi très représentative de cette dissonance de JupiterUranus et de Neptune (configuration générationnelle et collective) avec, là aussi, ce qu’elle comporte d’illusions et de paradis utopiques, tout en gardant cette intention louable d’être réceptive aux différents courants holistiques existant sur cette Terre. Toutefois, ces « mondes dits spirituels » contiennent aussi en eux ces dangers de l’errance et de l’envol lointain, faisant oublier à ses membres leurs buts premiers. D’ailleurs, nous voyons très bien en quoi les drogues ne sont en fait que des moyens (positif ou négatif) d’« éveiller » certains zones permettant « d’atteindre d’autres dimensions » de conscience. Les techniques méditatives en sont d’autres et participent du même processus d’ouverture et de réceptivité au transcendant ou à l’état « supérieur » de notre condition « d’Humain ».

Et Steve Jobs, en illustre représentant de son milieu et de son époque, a tout essayé et tout tenté dans sa quête spirituelle ainsi que dans son exploration des merveilles de la conscience. Présentement, laissons place à ce passage édifiant rapporté par son biographe : « Steve Jobs se mit à fréquenter la bibliothèque et lisait de plus en plus d’ouvrages sur la spiritualité orientale, tels que Esprit zen, esprit neuf de Shunryu Suzuki, Autobiographie d’un yogi de Paramahansa Yogananda, La Conscience cosmique, de Richard Maurice Bucke, et Pratique de la voie tibétaine : au-delà du matérialisme spirituel, de Chögyam Trungpa. Ils avaient installé une chambre de méditation dans le grenier, ils l’avaient décorée avec des dessins indiens, un tapis en dhurrie, des bougies, et des coussins. On prenait parfois là-haut des produits psychédéliques, mais le plus souvent on méditaitDans ces mots, nous retrouvons le Grand Carré dans sa plus grande splendeur et particulièrement bien résumé dans sa conjonction Jupitero-Uranienne au carré de Neptune et de son SoleilPoissons : besoin de comprendre, de voir loin et large, aspirations et idéaux spirituels élevés, besoin de relier la diversité des enseignements,… Et ce n’est pas son voyage en Inde en quête d’un Maitre spirituel (JupiterUranus, Cérès sextile SoleilSoleil) qui nous prouvera le contraire !

      Dans le même ordre d’idée, cette configuration donne amplement la prépondérance et une puissance accrue à l’intuition. Jupiter-Uranus de part l’intuition fulgurante apportée par son « mental supérieur », Mars impulsant l’intuitivité instinctuelle, et Neptune qui favorise la pure intuition et l’inspiration venant d’ailleurs. Cela donne le coup de génie, le visionnaire, le Steve Jobs qui ressentait et « captait » les phénomènes de masse, qui englobait tout dans une vision globale, l’inventeur qui percevait ce qui va marcher avant les autres, le pionner innovant et proposant une originalité dans de nouvelles gammes de produits,… Tous ces éléments se trouvent par excellence dans son ciel de naissance (amplifié par le SoleilPoissons, la LuneBélierVII, et MercureVerseauV). Walter Isaacson nous révèle : «Steve Jobs fut aussi très sensible à la place que le bouddhisme laissait à l’intuition : « Je me suis rendu compte que la compréhension intuitive et la conscience étaient plus importantes que la pensée abstraite et la logique », « L’intuition est très puissante, bien plus puissante que l’intellect, à mon sens. Et elle a eu une grande influence sur mon travail» ».

Toutefois, vous aurez remarqué que dans ce Grand Carré il y a une grande oubliée : notre chère Vénus. Pourtant, elle est fondamentale car c’est elle qui va « recevoir » et « canaliser » les intuitions (propres aux soi-disant « illuminés ») dans la beauté « froide » des objets (VénusCapricorne) et des produits élaborés par Jobs. C’est ce qui faisait tout son génie dans le milieu informatique. Au passage, c’est une belle alliance (opposition) entre l’injection de design, d’élégance (Vénus) et de technologie (JupiterUranus). Cette dernière étant par définition sans « style ». Tout, ceci ayant pour résultat de donner cette patte particulière et originale à son entreprise (JupiterUranus).

Alors bien évidemment, on pourrait nous rétorquer que toute cette influence venait en réalité d’une pseudo-spiritualité orientale, et n’était finalement qu’une mode et une passade de jeunesse pour nombres d’occidentaux de cette époque. Ce fut très certainement vrai pour beaucoup d’entre eux, car après tout l’aspect de conjonction JupiterUranus au carré de Neptune est générationnel. Mais, vous l’aurez sûrement compris, ce n’est pas le cas pour Steve Jobs et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord JupiterUranus était sa première dominante. Ensuite son Mars dominant (non-générationnel) donnait une implication entière et sans concessions dans ce qu’il faisait. De plus, il était natif des Poissons (spiritualité forte) et surtout il avait une Cérès dominante en Capricorne indiquant une bonne dose de détermination dans tout ce qu’il entreprenait. D’ailleurs, ce fut grâce à cette Cérès que Steve a pu « redescendre sur Terre » et qu’il n’est pas resté « percher » et « accrocher » à des mirages lointains. Là où pour certains ce fut une fuite continuelle de la réalité, l’ouverture de la conscience à la spiritualité de Jobs se transforma en une authentique quête de l’illumination intérieure. CérèsCapricorne illustre bien ces propos après la phase « découverte d’autres mondes » :On s’amusait beaucoup, disait Kottke. Mais on en apprenait aussi beaucoup, philosophiquement. Pour nous, le zen c’était très sérieux. », « Le zen a eu une profonde influence dans ma vie. » Mais allons encore plus loin pour mieux révéler l’impact de cette Cérès : « Jobs avait abandonné sa quête d’un gourou susceptible de lui insuffler une nouvelle sagesse ; il cherchait davantage l’illumination par une vie d’ascète, par la privation et le dénuement,le matin et le soir, il méditait et étudiait le zen,… »«  Durant toute sa vie, il cherchera à suivre les préceptes fondamentaux des religions orientales, tels que le chemin expérientiel de la prajna – une perception aiguë que l’on atteint intuitivement par la concentration », et : « Jobs se demandait s’il ne devait pas se consacrer entièrement à ses quêtes spirituelles ». Et oui, notre apprenti yogi ne prenait pas cela à la légère !

Astrologiquement, CérèsCapricorne nous parle de discipline de soi, de détachement, de dépouillement, de vérité essentielle et ultime, d’élévation par ce que nous avons de plus authentique en nous et surtout elle propose le développement d’une éthique parfaite en accord avec notre intégrité personnelle. Elle nous demande aussi de parcourir un chemin simple et sans fioriture, d’aller droit au but et sans à côtés, même si cela nécessite un long travail sur soi et sans ménagements pour l’ego. C’est une ascension très difficile à mener parce qu’elle exige une persévérance à toute épreuve. Sur un plan davantage spirituel : la méditation, le zen, l’éveil intérieur ou encore les méthodes permettant la concentration sur un point fixe ou le vide mental, caractérisent bien cette CérèsCapricorne (amplifié par sa position en Maison IV). Symboliquement, cette configuration représente à merveille l’ermite méditant en haut de la montagne, se « dénudant » de tout apparat extérieur, ou du moins réduisant au strict minimum l’aspect « matériel » des choses, pour atteindre le firmament de son être intérieur et accéder à la Sagesse du Père Éternel. Pendant de très nombreuses années, le créateur d’une start-up naissante continuait à se balader pieds nus, la barbe hirsute avec une dégaine  » hippie  » fraichement revenu d’Inde, et que ce soit lors des réunions d’Apple (souvent en position du Lotus), en ville ou lors de négociations de contrats importants.

 

 

Obsession de la « Pureté »

Dans une perspective diététique, Cérès dans le signe du Capricorne indique également la pureté du corps et par conséquent une hygiène de vie particulièrement sévère et rude s’il le faut. En fait, nous sommes toujours dans cette même idée qui consiste à vouloir réduire les choses à l’essentiel en rejetant toute toxicité et nocivité pouvant nuire au fonctionnement rudimentaire d’un organisme vivant. C’est pour cette raison que Cérès est associé aux régimes diététiques de toutes sortes, dans le but d’améliorer et de « purifier » sa santé. Le processus en jeu est donc l’élimination de toutes les « impuretés » de l’esprit et du corps.

Et qu’en est-il de Steve Jobs à ce niveau là ? Laissons place, de nouveau, à son biographe : « …inclination pour les régimes extrêmes, imposant des purges, des jeûnes, ou de ne manger uniquement qu’un ou deux aliments, par exemple des carottes et des pommes, pendant plusieurs semaines d’affilée (…) Les régimes de Steve Jobs devinrent obsessionnels (…) Il pensait qu’en ne mangeant que des fruits et des légumes sans amidon, il empêchait le corps de sécréter du mucus néfaste pour la santé ; il préconisait des cures organiques par des jeûnes prolongés » ou encore «  Jobs ne mangeaient plus que des pommes pendant toute une semaine ; mais Jobs tenta les véritables jeûnes. Il débuta par des périodes de deux jours, et finalement les fit durer une semaine, voire davantage,… ». Étonnant, n’est-ce pas ? D’ailleurs, il restera végétarien jusqu’à la fin de ses jours. Et à votre avis, d’où viens le logo d’Apple, cette célèbre pomme (fruit vénusien) ? De plus, il s’agit d’une pomme croquée, surement l’indice de Mars (mordant) au carré de Vénus (pomme) dénotant, psychologiquement, l’envie de conquérir la beauté ou par l’intermédiaire de celle-ci, et plus communément l’envie de croquer la vie à pleines dents. Bien évidement, JupiterUranus et Mars sont toujours dans les parages puisque ces deux facteurs là propulsent et amplifient le coté radical que pouvaient prendre certains régimes extrêmes. Oui, Steve Jobs était, à tous les niveaux, sans concessions et à l’excès !

Toutefois, ce qui sous-entendait au plus profond de Steve Jobs cette quête de l’illumination intérieure et ses régimes draconiens, était la douleur et la blessure fondamentale d’avoir été abandonné par ses parents biologiques : « Il n’arrivait pas à accepter qu’il ait été abandonné, déclare Elizabeth Holmes. Il voulait « dépasser » cette souffrance. » Greg Calhoun fait la même analyse : « Le fait d’avoir été adopté lui torturait les méninges. Steve m’en parlait souvent. Avec le cri primai et les régimes sans mucus, il tentait de se purger, et plus il se purgeait, plus le problème de sa naissance prenait corps. Il me disait être plein de colère à l’idée d’avoir été ainsi rejeté. », «  Pour Kottke, cette quête était liée au fait qu’il ne connaissait pas ses parents biologiques ». Nous nous retrouvons face à la problématique évoquée auparavant durant son enfance. Nous voyons JupiterUranus (quête spirituelle) en Cancer (la famille) et CérèsCapricorne (rejetélimination) en Maison IV (les parents) se mettre à l’œuvre pour régler ses tourments. Enfin de compte, en essayant de comprendre la vastitude de ce monde (JupiterUranus), il parcourut le chemin qui ramène à soi et à ses racines (en Cancer, CérèsIV). Steve Jobs avait tenté de remédier et de purifier son passé et ses origines pour mieux connaître sa propre identité (CérèsCapricorneIV, Maitre d’AS en IV). En quelque sorte, la spiritualité et les régimes n’étaient que les moyens pour atteindre ce but existentiel d’allégement de ce karma d’abandon (Axe des Nœuds Lunaires en CancerX et CapricorneIV, Cérès conjoint au Nœud Nord aidant à « élaguer » ce qu’il doit l’être).

 

 

« Design épure »

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Dans le même ordre d’idée que le Zen, les régimes sévères et la discipline quasi ascétique que cela requiert, nous retrouvons aussi cette notion de « purification » dans le design des produits de Steve Jobs. A l’évidence, sa VénusCapricorne, participante du Grand Carré, se manifesta comme le reflet concret de sa quête d’absolu, en compagnie de Cérès. Cette VénusCapricorne renforce Cérès pour son goût de l’épure et des lignes sobres, fines et racées. En effet, elle (VenusCapricorne) va aussi à l’essentiel des choses et sans fioritures ; elle est simple et belle, dépouillée et discrète. Le style classieux si reconnaissable de la marque, est empreint et influencé de toute part par la vision esthétique de Jobs. Et ce qui se cache derrière cette direction artistique est avant tout une recherche de l’Âme à trouver la Sérénité et la Pureté de l’Esprit (VénusCérèsNNCapricorne).

Mais ouvrons les portes à deux extraits du livre de Walter Isaacson: « Dès que j’ai quitté officiellement Reed, j’ai pu me consacrer aux matières qui m’intéressaient vraiment. Il y avait, en particulier, la calligraphie (CérèsVénusCapricorne).C’est ainsi que j’ai découvert les polices avec ou sans empattement, qu’on pouvait jouer sur l’espace entre les caractères, et plein d’autres astuces typographiques. C’était beau, ancestral, artistique, il y avait ce petit supplément d’âme (Vénus) qui échappe à la science (opposé JupiterUranus, CérèsCapricorne) ; je trouvais ça réellement passionnant.» et, « C’est encore un exemple où l’on voit Steve Jobs se placer consciemment à l’intersection de l’art (Vénus, Neptune) et de la technologie (JupiterUranus). Dans tous ses produits, la technologie ira de pair avec la beauté, l’élégance, la fluidité (Vénus) ; on y sentira la main de l’homme et pourquoi pas de l’amour (Vénus)… c’est lui qui voudra des interfaces graphiques agréables, gracieuses et conviviales (Vénus, Cérès) pour l’utilisateur « . Pour Steve Jobs, Apple devait avoir un design beau et pur. Ce design fut conçu pour jouer la carte de la transparence à l’inverse du design industriel « noir, noir et encore noir » qui régnait dans le milieu informatique. Tout comme le bouddhisme Zen et les jardins de Kyoto, le style de Jobs était Cérèsien (consolidé par VénusCapricorne) et porté par le courant minimaliste. Il admirait « qu’au fil des ans, ils soient parvenus à affiner les lignes et, en même temps, à accentuer les détails ». Le mot d’ordre était la simplicité (typiquement Cérèsienne) avant tout : « Que ce soit dans le management de l’entreprise, l’apparence de nos produits, nos publicités, tout doit aller dans le même sens : faisons simple. Vraiment simple. » Pour Jobs, simplicité du design rimait avec simplicité d’emploi. Évidement, en matière de design, il était hyper-sérieux, critique, précis et savait focaliser son attention sur des détails que personne ne remarquait. « À un moment donné, Atkinson et Susan lui reprochèrent de passer trop de temps sur un détail tel que l’aspect des barres de titre, alors qu’il y avait encore tellement de points essentiels à régler. Jobs avait piqué une colère : « Imaginez que vous ayez ça tous les jours sous les yeux ! Ce n’est pas un détail. Au contraire ! C’est essentiel et il faut que ce soit parfait ! », nous renseigne son biographe. On retrouve effectivement cette marque Cérèsienne et cette VénusCapricorne recherchant perpétuellement des looks indémodables et intemporelles.

      De plus, si Jobs avait la passion des objets de « belle facture », les maisons où il vivait, quel que soit le montant de sa fortune, étaient sans ostentation, meublées très simplement avec un salon ressemblant plus à un décor Spartiate qu’au château de Versailles (Cérès : simplicité en Maison IV : la maison, le quotidien). Il ne se déplaçait jamais avec une « cour » et n’avait pas tout un bataillon d’assistants et de gardes du corps, ce qui caractérisait bien une vie quotidienne menée en toute discrétion et sans encombrements superflus. Le symbole en est encore cette Cérès, ce n’est donc pas pour rien qu’il voulait concevoir des machines simples, bon marché et pour les masses populaires.

Mais par-dessus tout, il plaçait la qualité de ses produits en priorité. L’exigence de Jobs allait jusqu’à ce que la perfection (CérèsVénusCapricorne) de son produit passe avant la satisfaction immédiate du consommateur : « Il n’était pas question que quelques bidouilleurs gâchent son design parfait en enfichant partout des cartes d’extension et pour cela il conçut des vis spéciales pour qu’il soit impossible d’ouvrir le boîtier avec un tournevis classique. « Personne, sauf les réparateurs agréés, ne pourra accéder à l’intérieur ! » nous rapporte Isaacson. Une fois de plus, nous côtoyons cette obsession du contrôle absolu. Après tout, on n’approche pas d’une Vierge (Cérès) comme ça : elle protège l’espace de ce qu’elle considère comme Sacrée ! Steve Jobs nous avait donc concocté des machines dans l’intention de les rendre inviolables et fermées à double-tour (CérèsCapricorne). On ne pénètre pas le secret ultime de l’Artiste !

          En résumé, Steve Jobs était un artiste élitiste et têtu qui ne voulait pas que ses créations soient modifiées par des programmeurs de seconde zone. L‘objectif n’était pas tellement de battre ses adversaires ou de gagner de l’argent, non ! C’était plutôt de créer « de véritables chef-d’œuvres technologiques digne d’être exposées au Muséum Of Modern Art, rien de moins ». C’est alors qu’il poussa la chose jusqu’à faire signer le nom des membres de son équipe et de lui-même à l’intérieur des boitiers informatiques que personne ne pourrait ouvrir et ne verrait jamais. Comme des artistes signant secrètement leur œuvre d’art ! Steve Jobs avait réussi le tour de force en combinant sa sensibilité artistique (Vénus, Neptune, SoleilPoissons) à la production de masse (JupiterUranusX, CérèsIV).

 

 

Interlude

Afin de résumer cette partie, nous laisserons l’expression au biographe Walter Isaacson, car nous n’aurions pas trouver une conclusion si juste que la sienne : « Régime végétarien et bouddhisme zen, méditation et spiritualité, acide et rock and roll – Steve Jobs menait tout de front, à mille pour cent, comme le voulaient l’époque et la quête de l’illumination qui animait les campus. Même s’il ne toucha pas à un transistor durant son séjour à Reed, la corde de l’électronique continuait de vibrer dans son esprit, et un jour, cette vibration entra en résonance avec toutes les autres. »

Astrologiquement, JupiterUranus (l’électronique), première dominante du thème natal est reliée au Grand Carré composé de Neptune (spiritualité, inspiration), de Mars (action entrepreneurial) et de Vénus (la beauté, l’art). A partir du moment où la conjonction JupiteroUranienne fut bien « activée », l’énergie et le flux du Gand Carré pouvaient circuler harmonieusement et se réaliser lui-même, comme un moteur vibrant se mettant en route pour de nouvelles aventures. Toutefois, penchons-nous brièvement à savoir dans quels signesmaisons « tombe » ce Grand Carré. Partons de JupiterUranus en CancerMaison XXI indiquant une vision globale et innovante ce qui assure une bonne assise professionnelle. Puis Neptune en BalanceMaison II signe d’une inspiration artistique permettant d’apporter une source de revenus et des ressources matérielles. Nous nous retrouvons ensuite avec Vénus en CapricorneMaison IVV soulignant l’importance de la créativité artistique qui fournie la base et les racines permettant l’élévation sociale. Terminons avec Mars en BélierMaison VIII montrant parfaitement l’homme d’affaire en prise directe avec la haute finance et le leader d’entreprises capitalistes. Vous aurez aisément compris que tous ces secteurs sont puissamment liés dans la vie de Steve Jobs. Bien sûr, comme nous avons pu le voir précédemment, Cérès apporte la touche de perfectionnisme et le goût de la sobriété à l’ensemble.

 

 

Le Côté Obscur de Jobs

A ce stade où Jobs vivait « à fond » son expérience spirituelle, nous pourrions nous demander s’il était réellement arrivé à atteindre le véritable nirvana auquel il aspirait tant. La réponse est donnée par son biographe :« Son esprit zen n’était pas accompagné d’une paix intérieure, de calme et de sérénité ; il était loin de l’harmonie dans ses rapports avec les autre ». Car même s’il était déterminé (CérèsCapricorne), il était aussi beaucoup trop passionné et fougueux, et la patience n’était pas une de ces vertus (Mars dominant, JupiterUranus, MercureVerseau). Malgré qu’il s’adonnait totalement et avec sérieux à sa quête (Cérès), il maitrisait difficilement son impulsivité et ses élans émotionnels (Mars, JupiterUranusCancer) en dépit de tous les efforts effectués pour calmer son fort tempérament. De plus, sa Lune en BélierVII ajoutait à cela une vie relationnelle à forte tendance conflictuelle (celle-ci étant au carré de Cérès) ce qui confirmait cette tension intérieure entre le besoin d’être dans une voie de sérénité totale et le désir de se confronter au monde, aux autres et à l’envie de conquête. « Steve crée de la tension, des dissensions, et harcèle tout le monde plutôt que de faire tampon », dixit un de ses anciens collaborateurs. Et ce n’est pas Jupiter Uranus qui nous prouvera le contraire, car cette conjonction n’est pas réputée pour favoriser le calme mental mais plutôt pour exacerber des neurones en pleine ébullition. Le stress et l’irritabilité pouvaient en être les conséquences, ce qui n’apaisait en rien les inquiétudes Cérèsiennes, bien que le but recherché était certainement de pouvoir soulager ces « états d’excitations » cérébraux et émotionnels ! Cette dialectique est étayée par sa précédente partenaire : « Il se montrait parfois très froid voire glacial (CérèsCapricorne), mais il était également captivant et irrésistible (Mars), et imposait facilement sa volonté (Mars). « C’était un être éclairé et cruel à la fois, disait-elle. Un curieux mélange. » ou encore :  « …, étrange mélange d’intensité (Mars) et de détachement (CérèsCapricorne)».

Nous avons affaire à un Steve Jobs qui se situait toujours sur « haute fréquence » comme si « il lui manquait un câblage pour limiter ses pics émotionnels ». Le cocktail JupiterUranus (nervosité mentale, tension), et MarsLuneBélier (humeur brusque, montée d’adrénaline) donnait des sauts brutaux d’humeur avec apparition, d’un coup, de terribles colères explosives. Parfois il était tout joyeux, et l’instant d’après totalement déprimé. Si nous ajoutons une Cérès et une VénusCapricorne, cela confirme l’idée qu’il n’était pas dans la nature de Jobs de faire des sentiments. «La plupart des employés d’Apple étaient terrorisés par Jobs, à cause de ses coups de colère et de sa manie de dire aux gens exactement ce qu’il pensait d’eux – et ce qui était rarement agréable à entendre », nous révèle sa biographie.

Par ailleurs, cette tension MarsCérès se révélait de manière flagrante quand Steve Jobs rencontra un certain Robert Friedland, « un visionnaire charismatique avec un talent d’homme de spectacle – en d’autres termes, un futur modèle pour Jobs ». Son biographe nous rapporte ceci : « On aurait dit un commercial en représentation, un bonimenteur de foire. Quant à Steve, c’était, à l’origine, un gars effacé, timide, très discret (Cérès). Je crois que Robert lui a appris l’art du commerce, à sortir de sa coquille ; il lui a montré comment s’ouvrir et prendre les commandes en toute circonstance (MarsVIIIBélier, LuneVIIBélier). Quand Friedland entrait dans une pièce, on le remarquait aussitôt. Steve était l’exact opposé à son arrivée à Reed. Mais après avoir passé du temps avec Robert, il commença à s’imposer en public (Mars, LuneBélierVII). » Entre la fougue Martienne et la pudeur Cérèsienne, l’équilibre n’est pas toujours facile à trouver. Dans cet extrait, nous observons que Steve cherchait à libérer ses élans Martiens de l’emprise à forte tendance inhibitrice de Cérès. Et ce fut effectué par le biais de personnes qui ont en eux cette force de volonté. Car, si Steve Jobs admirait ces gens « qui impose leurs propres règles » (Mars), c’est bien parce que lui-même se sentait sous le joug de contraintes et de limitations l’empêchant d’agir comme il l’entendait (Cérès ). «Friedland était sûr de lui, tyrannique. Steve admirait ça et le devint à son tour à son contact. » Et que ce soit dans le milieu professionnel ou dans la vie privée, Steve Jobs aimait être entouré de fortes personnalités plutôt que de « lèche-bottes », ce que traduisait parfaitement son Mars dominant et sa LuneBélierVII. En astrologie, la Maison VII représente le « type de partenaire recherché », en l’occurrence des gens combatifs pour Jobs. D’ailleurs, la compétition (Mars) l’électrisait (carré JupiterUranus). Pour anecdote, depuis 1981, son équipe récompensait la personne qui avait su le mieux tenir tête à Jobs. Et évidemment cela amusait particulièrement le jeune querelleur qui promouvait même la plupart de ceux lui faisant face.

Par conséquent, une partie des valeurs Cérésiennes furent occultées au profit d’une exaltation Martienne (amplifié par le carré à JupiterUranus). Point de modération, de retenue, ou de compromission ; nous retrouvons le Steve entier dans ce qu’il entreprenait, avec une bonne dose d’excès et parfois d’agressivité. A ce propos, la biographie de Walter Isaacson donne moult exemples : «Jobs a failli mourir brûlé vif dans sa Fiat rouge (connotation extrêmement martienne, n’est-ce pas ?», « se comportait tout le temps de façon grossière et crie sur ses subordonnés, il ne se gênait pas pour les traiter de « crétins finis » ou « qu’ils faisaient que de la merde », « J’ai brillé pour une seule raison, c’est parce que les autres étaient des nuls.(nous retrouvons ici ce sentiment de supériorité) .» ou encore : « Il se fait arrêter en voiture à 160 km/h, beugle sur l’agent de police qui ne remplit pas la contravention suffisamment rapidement, puis reprend la route à 160 km/h ». Et même jusqu’à la fin de sa vie : Il aurait même hurlé sur un pneumologue qui voulait lui mettre un masque à oxygène, l’arrachant et refusant de le porter parce qu’il en détestait le design, et ce alors même qu’il avait des difficulté à s’exprimer! »

      Mais de l’autre côté, nous avions donc une Cérès « égratignée » et « contrariée » qui se manifestait par un perfectionnisme ultra exigeant. Là aussi sa biographie est sans appel : « J’exige des gens la perfection, je suis comme ça ». Et c’est sans compter sur sa focalisation sur tous les petits détails et son excès de contrôle :« Il s’installe dans une suite à New York pour des interviews avec la presse et décide à 22h que le piano doit être déplacé, que les fraises ne sont pas les bonnes, et que les fleurs non plus, parce qu’il veut des arums. Et quand sa responsable des relations publiques revient à minuit avec les bonnes fleurs, il lui dit que son tailleur est abominable », ou encore :à l’hôpital, à la fin de sa vie, il a vu défiler 67 infirmières différentes avant de finalement en trouver trois qu’il apprécie ». Par ailleurs, la conclusion la plus saisissante se trouve dans un article du Nouvel Obs : Cette quête perpétuelle de la perfection (Cérès), couplée à sa difficile gestion des émotions (Mars, carré LuneBélier, JupiterUranusCancer) et son honnêteté tranchante (Cérès, Mars, LuneBélier, VénusCapricorne), le faisait apparaître comme quelqu’un de malveillant, voire « un sale con », selon ses propres termes. » Cette laborieuse gestion de certains facteurs astrologiques, comme Cérès et Mars mais aussi de JupiterUranus (ainsi que du Grand Carré dans une moindre mesure), nous donnait un manager particulièrement colérique, très autoritaire, dur avec ses employés, impatient et maniaque, et excessivement acerbe dans toutes ses critiques.

Toutefois, malgré ce portrait moins glorieux faisant ressortir cette facette un peu plus sombre de Steve Jobs n’enlevait en rien ses qualités Martiennes : facultés d’insuffler aux autres une confiance en soi et d’instinct à les pousser à réaliser des prouesses impossibles, ainsi que des capacités à tout oser et à surmonter tous les défis. Sur ces points, nombre de ses collègues étaient unanimes :« Malgré son caractère difficile, Steve n’avait pas son pareil pour motiver les gens en leur faisant voir plus loin, et plus grand, j’admire ses idées, sa vision à long-terme, son énergie (JupiterUranus) ». Finalement, nous retrouvons en Steve tout ce qui faisait un fascinant meneur d’hommes, comme nombre de leaders qui ont réalisés toutes sortes de haut-faits.De même, la simplicité et la convivialité qui était le leitmotiv de toutes les créations de Jobs, prouve aussi qu’il savait se servir d’une bonne utilisation de l’énergie Cérèsienne. D’ailleurs le mantra de Jobs concernant le design des produits Apple était : « La simplicité est la sophistication suprême. » (slogan des premières pubs de l’entreprise). Dans toute ombre, il y a toujours une partie lumineuse !

 

 

Le « génie » de Jobs

 Une des controverses régulières faite à l’encontre de Steve Jobs portait sur son présupposé « génie inventif », en le qualifiant plutôt de « bidouilleur » que de réel inventeur. Si nous ne doutons pas qu’il fut un bon technicien en tant que tel, il est vrai que la démarcation entre les deux est fine. Enfin de compte, le véritable magicien aux inventions de génie fut un autre Steve : Steve Wozniak, co-fondateur d’Apple. En effet, le « savant fou » et le concepteur de circuits miraculeux, c’est lui ! Alors j’entends d’ici crier à la mascarade, qu’il y a tromperie sur la marchandise, et que je vous ai même emmené en bateau jusque-là et tutti-quanti. Mais calmons-nous, car la substance même du génie de Jobs résidait ailleurs !

      Avant tout, la conjonction JupiterUranus est typique du symbole de la vision à grande échelle et Steve Jobs raisonnait toujours avec grandeur et se questionnait souvent sur la façon de donner la plus grande ampleur et la plus grande envergure aux projets de sa société. C’est seulement suite à cela qu’il allait dans tous les détails, ce qui lui permettait par la même la réalisation de ses plans (Cérès). Secundo, il avait un sens innée du monde des affaires, représenté dans son thème par l’opposition Neptune (réceptivité) en Maison II (l’argent), à Mars (activité, conquête) en Maison VIII (la haute finance, les affaires, les banques). Autant dire qu’il avait un flair hors du commun dans les questions commerciales. Quand il fallait négocier et conclure des contrats, c’est Steve Jobs qui s’y attelait parce qu’il avait une grande force de persuasion pour convaincre ses futurs partenaires. Il pouvait vendre n’importe quoi à n’importe qui (amplifié par sa LuneBélierVII) : vendre des carte-mères à des revendeurs informatiques étaient rares à l’époque, mais pas pour Steve Jobs ! A ce propos, il faut savoir que dans les premiers clubs informatiques de Californie régnait une ambiance de partage libre et d’échanges qui était non-fondé sur une culture mercantile. Mais déjà, Steve Jobs ne partageait pas cet altruisme, et selon lui, il fallait tirer profit de cette émergence et en faire de gros bénéfices. D’ailleurs, on retrouve le même état d’esprit chez un autre « geek » du moment se trouvant dans le coin : un  » gars  » dénommé Bill Gates ! Troisièmement, dès ses débuts, Steve Jobs pensait que tout produit à destination du marché devait être fini et complet, ce qui n’était pas le cas dans le milieu informatique des années 80. De plus, la différenciation de ses concurrents résidait dans l’apport de « l’élégance » et dans la simplicité des produits. Au lieu de vilains boitiers gris en métal, il voulait un design séduisant : la beauté de l’objet dont nous parlions plus haut (VénusCapricorne). Pour Jobs, la finition et l’esthétique devait être irréprochable. C’est justement ce souci du détail qui le poussait à vouloir contrôler tous les stades de production jusqu’au carton d’emballage. Vous lui proposiez deux milles teintes de beige, aucune ne lui convenait, il en voulait une différente ! Son credo était de peaufiner à tous les niveaux et maitriser l’ensemble de A à Z. Toutes les parties de son travail et donc des produits devaient être de « belle facture » (la touche Cérèsienne explicité plus haut).

Encore une fois, nous sommes face à ce Grand Carré, puisque c’était dans l’alliance de tous ces points que se trouvait le génie de Jobs. A savoir qu’il savait parfaitement rassembler les idées et les talents des autres en les améliorant et en les perfectionnant à outrance (de bout-en-bout), tout en rendant ces innovations simples et conviviales pour le grand public. Il transformait les idées de génie de ses ingénieurs en de beaux produits charmeurs qu’il sût présenter sur le marché pour gagner des sources de revenus conséquents. Comment vendre pour le grand public ce qui n’était destiné à la base qu’au milieu professionnel et à une communauté de passionnés ? Steve Jobs y avait répondu, et c’est véritablement là que se trouvait son  » génie  » ! Vous comprenez maintenant pourquoi Steve Wozniak avait la charge de l’ingénierie électronique et Steve Jobs la direction générale et marketing. Comme le remarque son biographe en parlant de l’Apple II : « font-size: medium; »>« Wozniak restera dans l’Histoire comme le créateur de son électronique révolutionnaire et le concepteur de son système d’exploitation – c’est l’une des très rares grandes inventions du siècle à avoir été perpétrée par un seul homme. Mais Jobs est celui qui a intégré les circuits de Wozniak dans un ensemble convivial, du bloc d’alimentation au design séduisant de son boîtier. Il a aussi créé la société qui a grandi grâce aux circuits de Wozniak. Comme le dit Régis McKenna : « Woz a conçu une machine extraordinaire, mais sans Steve Jobs, il traînerait encore dans des boutiques d’électronique avec d’autres geeks. »

A l’époque, il fallait être fin connaisseur pour assembler les différents composants électroniques et informatiques, savoir brancher un clavier et un écran, installer un système d’exploitation,…. L’idée géniale de Steve Jobs fut justement de synthétiser tous ces éléments en un Tout fonctionnel (pack tout-en-un avec impossibilité de le modifier ultérieurement) (JupiterUranus rassemble et relie, Cérès rend utile et applicable). Quelque part dans les années 70, la première manifestation concrète en était l’Apple II (plus tard le tsunami MacIntosh, ordinateur avant-gardiste, concrétisa cette philosophie) : 6 millions d’exemplaires vendus avec un succession de variantes de ce modèle durant 16 ans. L’ère de la micro-informatique était lancée ! Comme le déclara Timothy Leary, le fameux mantra« harmonie, ouverture, détachement » changea par « allumage, démarrage, connexion ». Steve Jobs était à l’exact intersection de ces deux mantras !

 

 

Guru de l’Age Informatique

La grande messe informatique

Nous avons déjà abordé plusieurs facettes de la conjonction dominante Jupitéro-Uranienne en évoquant l’une d’elles qui donne ce sentiment d’être unique et différent. Cet aspect peut aussi se traduire plus simplement par une ambition excessive (ce qui était le cas pour Jobs, comme vous vous en doutez) et de façon plus extrême à vouloir être reconnu comme une sorte de demi-dieu. Pour Steve Jobs, c’était ça ou prendre la porte ! Pour exemple, une de ses grandes déceptions était de ne pas être « élu homme de l’année » par la couverture du Times de 1984 (à la place de l’ordinateur). Ou encore, il faut savoir qu’une des raisons de sa démission d’Apple à l’époque, fut qu’il ne supportait pas de ne plus avoir de postes décisionnels (amplifié par Mars).

      Astrologiquement, Jupiter prédispose à une position de Guide, de Maitre, de celui qui enseigne et transmet une expérience. Uranus donne le coté  » grand idéaliste  » plein d’utopies, prêt à changer le cours du monde, et un brin visionnaire. Un ensemble déjà parfait pour notre Guru moderne. Mais pour compléter la panoplie de Jobs, il ne faut pas oublier le carré de Mars à cette conjonction, ce qui lui apportait l’envie de diriger et de mener des batailles conquérantes, quitte à imposer ses idéaux par n’importe quels moyens. Il y a ensuite le carré de Neptune et de Vénus, qui lui amenait cette croyance et cette foi aveugle dans la réalisation de ses désirs les plus fous. Pour terminer, Cérès ajoutait cette obsession à faire « tourner d’un cran la roue de l’univers tout entier » et à tout prix. Après le syndrome de Neo décrit plus haut, s’insère le complexe de Morpheus.

La plupart d’entre nous avons en mémoire l’image de Steve Jobs lors de ses lancements commerciaux faisant ressortir un condensé de l’ensemble des facteurs astrologiques exposés ci-dessus. Si nous avons vu que Steve Jobs était l’icône de la marque, nous avons aussi remarqué qu’il était logiquement son meilleur promoteur. Mais au delà de pubs TV chocs et d’une grande couverture médiatique (très Jupiter-Uranus en soi), Jobs avait surtout l’art de mener de grands shows ritualisés, tels de grandes messes dont il était le Pape, mise en scène autour de nouveaux produits annoncés comme « incroyablement géniaux » et/ou « révolutionnaires ». Steve Jobs était tout naturellement le grand prêtre et le prédicateur, dévoilant solennellement et en grande pompe, les objets « cultismes » qui allaient changer le monde de demain. Tel le grand magicien captivant et fascinant son assemblée de disciples, prête à recevoir du Maitre « le cadeau divin » ! Jobs savait trouver tous les moyens spectaculaires (Jupiter amplifie et exagère tout) pour alimenter la frénésie des médias (Uranus). Il parvenait à conquérir son public de fidèles grâce à son sens inné de la dramaturgie. La foule était souvent en délire, les gens sautaient à pieds joints, et levaient les bras en signe de victoire. Steve Jobs et son produit devenaient Idole et Adoration pour fans et adeptes de technologie. Plus récemment, il obtenait l’admiration et l’adhésion de la « masse ». Le Prophète des temps moderne avait le sens du spectacle pour maintenir et susciter l’intérêt et l’idée que ses produits de grande consommation était des moments uniques de l’histoire de l’humanité. Son biographe nous renseigne là-dessus : « phénomène que le patron d’Apple réussit à réitérer avec régularité, pour chaque lancement d’un nouveau produit, du Macintosh de 1984 à l’iPad de 2010 ». Les consommateurs étaient prêts à se prosterner devant l’objet tenu par Mr Jobs en exclusivité mondiale !

JupiterUranus évoque bien les phénomènes de masse rassemblés autour d’un idéal. Cet idéal étant incarné par les produits technologiques de Steve Jobs. Neptune (et son SoleilPoissons) nous rappelle le côté magique, quasi mystique, avec toutes les connotations religieuses dont était envoutée la Scène, et dont Steve Jobs savait se servir pour « hystériser » et hypnotiser son auditoire d’admirateurs. Pour chaque présentation, Mars stimulait la passion et l’intensité de Steve Jobs comme si il portait en lui le « Feu Sacré » et l’enthousiasme d’un enfant découvrant ses nouveaux jouets. Quand à Cérès, toujours prédominante à tous les niveaux, elle se manifestait souvent en coulisse par le fait que chaque geste de Jobs était calculé et répété. Sa  » folie  » était travaillée, et son show était sans cesse modifié, pendant des heures avant la représentation. Tout se devait d’être mené et maitrisé à la perfection : son perfectionnisme était toujours à l’œuvre ici aussi. Et que dire de l’austérité et du classicisme de son style vestimentaire caractérisé par son pull noir (dans son armoire il en a une belle collection !) son jean et ses baskets. C’est encore une preuve de la simplicité (certains diront la sévérité) toute Cérésienne. Une fois de plus, la configuration astrale est reliée à la séductrice Vénus, nous présentant des objets au design séduisant et charmeur. Steve Jobs était bel et bien un homme de spectacle !

 

 

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Fin

Pour rendre hommage à la longue biographie de Walter Isaacson, dont cet article s’est largement inspiré, nous laisserons la conclusion à celui-ci. D’autant plus que je ne saurais écrire meilleure conclusion que la sienne. Walter Isaacson a particulièrement bien « percé » le personnage de Steve Jobs, et tout au long des 672 pages du livre, vous retrouverez tous les éléments du thème natal de Jobs mises en exergue. Comme quoi, le biographe et l’astrologue peuvent se rejoindre parfaitement et se valider conjointement…

« La saga de Steve Jobs incarne le mythe de la Silicon Valley : le lancement d’une petite société dans le garage proverbial pour aboutir à l’édification d’un empire technologique. Jobs n’était pas un inventeur au sens strict, mais un maître pour mêler idées, art et technologie et ainsi « inventer » le futur.(JupiterUranusCancer). (…) Certains entrepreneurs innovents parce qu’ils ont une vision globale, d’autres parce qu’ils maîtrisent les détails. Jobs faisait les deux, sans discontinuer.(JupiterUranus, Cérès). Résultat, il lança une série de produits durant ces trois dernières décennies, qui ont révolutionné des industries entières. »

« Steve Jobs était-il plus intelligent que le commun des mortels ? Non, en tout cas pas notablement. Mais il était un génie. Son imagination était instinctive, imprévisible et, par moments, fulgurante. (LuneBélier, Mars, JupiterUranus). Jobs était un « génie magicien », pour reprendre les termes du mathématicien Mark Kac, un homme dont les visions venaient de nulle part et découlaient de l’intuition plutôt que d’un processus mental. (JupiterUranus carré Neptune, SoleilPoissons). Tel un pisteur, il absorbait les informations, humait le sens du vent et trouvait le chemin de l’avenir. »

« Ainsi, Steve Jobs est le chef d’entreprise de notre époque qui aura le plus de chance de rester dans les mémoires d’ici un siècle. Plus que n’importe qui à son époque, il a créé des produits totalement innovants, mêlant la puissance de la poésie et des processeurs. Avec une férocité qui pouvait rendre les collaborations avec lui aussi destructrices que passionnantes, il a bâti l’entreprise la plus créative du monde. Et il a réussi à distiller en son cœur la sensibilité artistique, le perfectionnisme et l’imagination qui feraient sans doute de la Pomme, même d’ici plusieurs décennies, l’entreprise la plus prospère, au carrefour des arts et de la technologie. »

 

 

 

« Le meilleur moyen de prédire l’avenir, c’est de l’inventer », Steve Jobs.

 

 

 

 Compléments d’informations :

 

Les deux Steve:

Les-Deux-SteveLes deux co-fondateurs de la société Apple furent deux amis d’enfance : Steve Jobs et Steve Wozniak. Ils étaient extrêmement complémentaires mais, malgré tout, de grosses divergences de caractères les avaient finalement séparés. En comparant leurs thèmes de naissances, nous remarquons qu’ils partagent tous les deux comme première dominante Uranus. Dans le thème de Wozniak, né le 11 août 1950 à 09h45, San Jose (CA) (États-Unis), Uranus est culminante, synonyme du génial inventeur informatique qu’il était. Le deuxième point commun est la valorisation du signe de la Vierge (Cérès) : intérêt pour le monde du « petit », pointilleux, simple,… Par contre, dans le ciel de naissance de Wozniak, se trouve une dominante VénusLune, participante principale d’un amas en Cancer, et cela change tout ! Au contraire de Jobs, Wozniak était d’une générosité et d’une gentillesse sans bornes. Son altruisme n’avait pas de limites (amplifié par une dominante Neptunienne et un JupiterPoissonsVI). Il n’hésitait pas à aider les autres dans le besoin en donnant ses parts de marché à des employés qu’il trouvait être lésés par Jobs. Il trouvait aussi Jobs beaucoup trop dur et il en avait par-dessus la tête des conflits crées par son ami. Wozniack ne pensait qu’à concevoir des systèmes ouverts pour faire partager ses inventions au plus grand nombre,… A l’évidence, tout ce que voulait Wozniak, était une société gérée comme une grande famille où tout le monde prendrait du plaisir à travailler au sein de celle-ci. La majorité des personnes appréciait Wozniack pour sa douceur de vivre même si les principales critiques à son encontre étaient que s’il continuait à être trop bon, il se retrouverait à faire la manche ! Quand à Jobs et d’autres, ils s’accordaient à dire de Wozniak : « il est trop immature, on lui reproche de ne pas vouloir grandir » ou encore : « il est naïf et incroyablement puéril ». Malgré leurs intérêts commun pour l’informatique, les différences entre les deux Steve étaient donc vraiment profondes.

 

 

Steve Jobs et Bill Gates :

Bill Gates, né le 28 octobre 1955 à 22h00, Seattle (WA) (États-Unis), tout comme les deux Steve ont une dominante Uranienne (conjoint à l’AS). Nous retrouvons là aussi le génie, le goût des nouvelles technologies,… commun à nos protagonistes. De plus, Bill Gates possède aussi une dominante Cérèsienne en Capricorne (conjoint DS), comme c’est le cas pour Jobs. Cependant, entre nos deux comparses, la différence de cette dominante Cérèsienne est très subtile. Jobs, avec sonobsession de la perfection, était un patron très exigeant qui usait de son charisme et de son tempérament colérique pour mener ses troupes (dominante Martienne). Quand à Gates, il a l’esprit très pragmatique, discipliné, analytique, d’ailleurs ses réunions étaient des modèles d’efficacités. C’est bel et bien la dominante Martienne de Jobs qui venait teinter de différence les dominantes Cérèsiennes des deux Titans. Chez Gates, il y avait plus de mordant intellectuel (MarsMercure dominant) que de violence passionnelle à la Jobs. Pendant que Jobs inventait une Blue Box pour pirater les lignes téléphoniques et que notre jeune hippie affichait son caractère rebelle, Gates était en train de créer dans son école un programme de gestion d’emploi du temps ainsi qu’un logiciel de comptage de voitures pour aider les spécialistes de la circulation automobile. Même si nos deux leaders avaient la capacité de pressentir les besoins d’un public et de conquérir les marchés (LuneBélier pour les deux), Gates était par nature quelqu’un de doux et de bienveillant (Lune Culminante) en contraste avec un Jobs ne ménageant personne. Comme le résume Walter Isaacson : « Jobs était un perfectionniste qui voulait avoir la maîtrise de son œuvre, avec le tempérament entier de l’artiste qui ne souffre d’aucune concession dans son art (CérèsVénusCapricorne, Mars). Gates, pour sa part, était un analyste avisé, ayant les pieds sur terre, tant en affaires qu’en technologie ; il céda tout de suite la licence du MS-DOS ainsi que ses logiciels aux autres constructeurs (CérèsCapricorne, amas Balance, Lune). ». Là aussi, malgré des points communs évidents, leurs différences de caractères en avaient fait de vrais ennemis jurés. Leurs Lunes communes en Bélier (quasi sur le même degré) et première dominante dans le thème de Gates, avaient certainement réactivé l’opposition à MarsMercure (incompréhension, virulence verbale des deux cotés (davantage de la part de Jobs!)) dans le natal de Gates. D’autre part, le Mars dominant de Jobs venait en « agression » de l’amas en Balance de Gatesan. Cette configuration a ouvert un combat de l’ère digitale de très longue haleine pour nos deux Cérèsiens persévérants, se terminant finalement par une réconciliation mais qui ne fut pas totalement empreinte de sincérité.

 

 

Apple :

       Apple fut créée officiellement le 1er Avril 1976. Pour beaucoup d’entre nous, Steve Jobs est directement associé et lié à l’image de la marque à La Pomme. Toutefois, même si nous n’avons pas l’heure de création de l’entreprise, le thème nous révèle plusieurs choses intéressantes. Tout d’abord, Uranus se trouve conjoint au Nœud Nord, ce qui valorise automatiquement cette transsaturnienne. Apple était donc destinée à être une société innovante, révolutionnaire et pionnière, sans être toutefois affranchis de certains remous et revirements de situations. D’autre part, elle a une conjonction MercureSoleil en Bélier, ce qui renforce sa capacité d’être leader et combative, et nous pouvons aussi y interpréter l’indice d’un marketing particulièrement agressif. En effet, n’oublions pas qu’Apple fut fondée sur l’image d’une jeune société rebelle se battant contre les forces de l’empire du moment. Ensuite, Mars et Saturne se trouvent en Cancer indiquant bien la mouvance communautaire exclusive et fermée que véhicule la société. C’est aussi la marque de nombreux conflits internes pour des questions de pouvoir et d’ambition. Les « parents » ou la paternité de l’entreprise a très souvent fait l’objet de « meurtrissures », tels qu’en connaissent les sagas de grandes dynasties, comme un feuilleton de Dallas (renforcé par le carré en T MarsPlutonSoleilMercure, Saturne carré JupiterLune). Et Jobs n’y était évidement pas pour rien dans toutes ces histoires ! Cependant, malgré toutes ces difficultés, Apple bénéficie d’une belle conjonction JupiterLune en Taureau, signe de succès et de chance dans le domaine matériel, et favorise au final un accroissement de ses bénéfices de manière exponentiel. Aujourd’hui, Apple est « énorme » et remplie jusqu’à la panse de jolis billets verts. En effet, elle « pèse » et annonce un chiffre d’affaires de 65 milliards de dollars ! De mauvaises langues iront jusqu’à dire qu’elle est en fait devenue « obèse » ! Et c’est vrai que le risque de cette conjonction en Taureau est de prendre trop de poids ! Mais ne nous étonnons pas car le symbole de La Pomme nous annonçait déjà son appétit vorace !

 

Sources :

Principalement et en majeur partie la biographie de Walter Isaacson : Steve Jobs

Documentaires TV’s : « La face cachée de Steve Jobs », « Comment Steve Jobs a changé le monde »,…

Articles du Nouvel Obs

Wikipedia officiel de Steve Jobs

 

 

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